Lundi 5 juin – Motril (visite à l’Alhambra de Grenade)
Nous avons visité les nombreux monuments et jardins de l’Alhambra. D’abord le Generalife ses terrasses, jardins arborés et fleuris plantés de pièces d’eau. Nous avons jeté un très rapide coup d’oeil au Palais de Charles Quint, rajout mastoc qui semble incongru dans l’élégance ambiante. Puis j’ai escaladé les diverses tours de l’Alcazaba et profité de la vue panoramique sur la ville de Grenade et l’Alhambra. Nous avons fini la visite par la pièce maitresse, le Palais des Nesrides (avec une excellente guide). Les sultans privilégiaient la décoration intérieure et il n’ont pas fait dans la demi-mesure, notamment avec les plafonds en stalagmites. Il a été dur de choisir un nombre limité de photos pour le blog, sur les 310 que j’ai prises. Cet endroit est magnifique.
Au retour à Motril, nous avons vu de loin une fumée noire et des flammes provenant du port, à quelques centaines de mètres de la marina et tout près des cuves à hydrocarbure. Mais nous n’avons entendu aucune sirène de pompier. Ce serait un énorme tas de vieux pneus qui aurait brulé ainsi toute la nuit.

Mardi 6 juin – Motril
Repos au bateau.

Mercredi 7 juin – Seville (en voiture)
Pluies intermittentes durant les 300 km de route pour aller de Motril à Séville. Uniquement de l’autoroute dans les montagnes au départ, puis dans la plaine, entre une haie de lauriers roses en fleurs et des oliveraies, à perte de vue. 
Notre hôtel « Catalonia Santa Justa » s’avère confortable+, notre chambre donnant sur un patio fleuri et agrémenté d’un bassin avec jets d’eau (arrêt du gazouillis de l’eau pour la nuit). 
Déjeuner a l’hôtel, puis exploration pleine de surprises de la ville ancienne avec pour commencer son « Metropol Parasol » tout en rondeur, champignon hallucinogène démesuré et anachronique. Puis l’immense cathédrale et sa Giralda (sorte de clocher), bâtie sur une mosquée, dont des parties restent intégrées a l’ensemble. Cohabitation un peu surprenante. Seville compte un grand nombre de monuments dont une bonne partie religieux. Nous gardons la visite de l’Alcazar pour le lendemain (billets réservés). Détour par les rives du Guadalquivir et les arènes. Puis bar à tapas pour un dîner typique (un peu trop gras). Nous sommes toujours un peu en déphasage avec les horaires de repas en Espagne. Le déjeuner est rarement servi avant treize, voire quatorze heures. Les tables de restaurants restant occupées jusqu’a seize, dix-sept heures. Et le diner n’est jamais servi avant vingt, voire vingt-deux heures le we. Nos habitudes alimentaires réduisent donc notre choix à un petit nombre de cafétérias et bars a tapas ne figurant pas parmi les mieux cotés par les utilisateurs. Mais ventre affamé n’a pas d’oreilles. 

Jeudi 8 juin – Seville (en voiture suite)
Mauvaise surprise au réveil, il pleut. Nous prenons notre petit dej dans un salon de thé voisin, pour 4,50€ au lieu des 30€ pour deux  à l’hôtel. 
Puis nous nous lançons sous la pluie avec nos kways et nos sandales. Un petit bazar vend de parapluies pliants a 4€ l’unité. Nous nous équipons et slalomons entre les marres des rues pavées jusqu’à l’Alcazar.
Une file d’attente couronnée de parapluies s’étend déjà devant l’entrée. Nous n’attendons pas trop longtemps heureusement. Nous visitons sans guide et enfilons salles aux décors fastueux sur salles du même acabit. Nous passons par des patios fleuris où des fontaines crachent des jets d’eau. Les decorations des plafonds rappellent beaucoup celle de l’Alhambra. Les jardins aussi présentent des similarités, à part l’absence de soleil. Heureusement la pluie a cessé. Mais il faut éviter les flaques de pluie et les zones boueuses où les chaussures s’enfoncent.  Paëlla bien chaude et thé brulant nous rendent ensuite quelques degrés de température. 
Nous trouvons ensuite un taxi, qui a notre demande fait un détour par les arènes, des théâtres et autres monuments avant de nous déposer a l’hôtel.

Vendredi 9 juin – Près de Tarifa (Meson de Sancho) en voiture
Apres le petit déjeuner au salon de thé voisin, nous avons quitté notre hôtel 4 étoiles de Seville. Jamais vu une salle de bain équipée d’un pèse personne avant. 
Nous avons pris la route de Cadix au bord de l’Atlantique. La route traverse des champs d’oliviers de tournesols et d’éoliennes, en très grande quantité, à la grande satisfaction d’Emile. 
A Cadix nous avons un peu tourné avant de trouver une place semblant « interdite » mais on a fait ceux qui ne comprenaient pas. Nous avons parcouru des ruelles de la vieille ville (très jolies avec les balcons en fer forgé et ses bâtiments blancs). Ensuite nous avons encore tourné pour trouver une chambre d’hôtel dans Tarifa. Mais tout était complet pour le début du week-end. Nous avons quitté la ville après un rapide coup d’œil aux côtes africaines toutes proches. Nous avons enfin trouvé une chambre à la Meson de Sancho sur les hauteurs de Tarifa, un hôtel un peu désuet dans la végétation luxuriante d’un repli de montagne. Diner a l’hôtel (cuisine encore trop grasse). Par contre, l’endroit est super calme. 

Samedi 10 juin – Motril (de retour au bateau) / Adra
Nous laissons la verdure de la « Meson de Sancho » derrière nous. Nous jetons un rapide coup d’oeil, depuis l’autoroute, à Algésiras (souvenir, souvenir, pour moi) et au rocher de Gibraltar, de l’autre côté de la baie, dans une légère brume. Nous mettons le cap retour, en passant aussi rapidement au-dessus de Marbella et Malaga, qui ne nous attirent pas trop, avec leurs enfilades de complexes touristiques agglutinés en front de mer.
Quand nous arrivons à Motril, la route du port est toute encombrée de barrières, en vue d’un marathon prévu dans l’après-midi. Nous arrivons tout de même à convaincre la maréchaussée de nous laisser passer avec nos courses. Pendant que nous déjeunons, un meeting aérien déploie des évolutions de voltige devant nos yeux.
Ensuite, nous rendons la voiture. Et comme nous nous retrouvons au bateau avec le plein d’eau et prêts au départ, nous larguons les amarres sur le champ, au lieu d’attendre le lendemain matin. Cap vers l’Est, Motril était notre port le plus à l’ouest et au sud de l’Espagne.
Petite nav bercée par la houle et un vent d’ouest assez fort par moments, jusqu’à Adra, où nous retrouvons le fameux ponton hérissé de fils de nylon anti-oiseaux, le marinero de garde et l’occupant de « Tresor », le bateau décoré, qui n’a pas bougé depuis notre passage.

Dimanche 11 juin – Adra / Aguadulce
Nous avons quitté Adra pour une autre navigation assez courte jusqu’à Aguadulce, près d’Almeria (le pays des serres). Houle dès le départ et qui s’est renforcée avec le vent à mi-parcours. 
C’était dimanche et les marineros d’Aguadulce nous ont fait attendre un bon moment à l’entrée du port, où le vent soufflait encore en rafales de 25 noeuds. Ils sont enfin arrivés, alors que nous envisagions ressortir du port. Nous avons été bien contents une fois solidement amarrés au quai contigüe à la station service.
Musique forte et ambiance de vacances dans les bars du port et de la plage. Et discussions interminables toute la nuit, sur le quai.