Lundi 3 juillet – Valence / Castellon de la Plana
Nous avons quitté notre place au port à 8h00 pour faire route vers Castellon, avec vent et courant dans le nez. Nous avons longé la côte, qui est assez inintéressante jusqu’à notre destination. Cette fois, comme nous allons laisser le bateau près d’un mois et demi à quai, nous avons adhéré au club nautique local et avons de ce fait, droit à un quai en dur, tout près de la ville et non pas relégué près du chantier, comme à notre premier passage. Hélas, la houle nous y a suivis et elle a chahuté le bateau une partie de la nuit, après un orage et une bonne averse le soir.

Mardi 4 juillet – Castellon
La pluie a commencé de lessiver le bateau durant la nuit. Nous avons terminé au jet dans la matinée, pour finir d’éliminer le sable du Sahara (toujours omniprésent) et le sel récupéré la veille dans les embruns. Notre voisin, sur un yacht à moteur est belge. Toute une diaspora belge semble s’être installée ici (trois pavillons belges rien que sur notre quai). De l’autre côté se trouve un voilier en mauvais état, au nom surprenant de « Panic ». Aucun pare-battage et un support de cane à pêche agressif, que nous avons dû recouvrir d’une bouteille de plastique pour l’amadouer.
Petites courses au magasin Mercadona proche et farniente l’après-midi, au bord de la piscine du club nautique.

Mercredi 5 juillet – Castellon
Tramway, train et taxi pour nous rendre chez le loueur de voitures à l’aéroport de Valence. Le chauffeur de taxi, un espagnol né à Paris, nous fait un grand monologue d’extrême-droite complotiste ahurissant. Le retour à la marina a été bien plus rapide en voiture.

Jeudi 6 juillet – Castellon (Benicassim et Vilafamés en voiture)
Départ le matin pour Benicassim, une grande ville balnéaire, située au nord de Castellon. Nous sommes allés sur le front de mer voir la Tour de Saint Vincent. Un gros cube de pierre rouge, sans grand attrait. Nous avons déjeuné au restaurant en essayant d’éloigner les mouches qui nous harcelaient. Puis nous avons marché le long de la promenade, qui longe la plage, surnommée  « la route des villas ». Entre quelques hauts immeubles sans aucun cachet, nous avons effectivement découvert quelques villas anciennes. Nous avons parcouru la partie dite « Corte celestial » pendant à la partie « El infierno », où les premiers habitants faisaient tellement la fête, que le lieu a été baptisé enfer. Nous avons coupé court à la promenade en raison de la chaleur, des mouches et de l’attrait limité des villas.
Nous avons pris la route de Vilafamés, à l’intérieur des terres. Elle passait par la montagne et des parties de voies assez dégradées. Mais le paysage était très agréable, dans des collines boisées, verdoyantes et sous le regard de petits pics de roche rouge. Nous avons traversé le « Désert de las Palmes », .auquel a succédé une plaine cultivée d’arbres et arbustes fruitiers et au sol rouge.  Le village de Vilafamés se trouve sur le contrefort de collines boisées et de roches rouges également. Il est surmonté d’un château rouge, flanqué, en contrebas, d’une église rouge et entouré de maisons blanches ou rouges aux toits rouges. Le château fort, bien assis sur la roche, est accessible en totalité. Il offre une vue imprenable sur toute la plaine. Autres particularités du village, l’énorme rocher rouge oxydé, en saillie, qui semble vouloir écraser les maisons du dessous, et les balcons en fer forgé dont les socles sont recouverts de carreaux de céramique décorés. Charmant village!

Vendredi 7 juillet – Castellon
Les préparatifs pour laisser le bateau commencent. Hier nous avons installé les amarres avec les gros ressorts d’acier entre la poupe et le quai, en prévision d’éventuels coups de vent, durant notre absence. Nous avons ajouté une paire d’amarres classiques sur les taquets des côtés du bateau, reliées au quai, en secours. Là, le bateau ne devrait pas s’échapper.
Balade à vélo après-midi, le long de l’immense plage, au nord de Castellon. Les kits-surfs s’en donnaient à coeur-joie, avec le vent.

Samedi 8 juillet – Castellon (Navajas, Segorbe et La Vall d’Uixo, en voiture)
En route pour Navajas, au sud de la région de Castellon, à l’intérieur du pays. C’est un petit village, qui possède des sources, une cascade, quelques grosses maisons et surtout une petite place du village avec un immense orme centenaire, autour duquel tout le monde se réunit le samedi matin (au moins), pour une collation et discuter, discuter et discuter. 
Nous nous sommes ensuite rendus à Segorbe. Cette ville, plus conséquente, comporte un château sur un promontoire visible de loin et surprenant, car l’intérieur de la muraille est couvert d’arbres dont on voit les troncs nus surmontés du feuillage. Un concert de klaxons nous a accueillis dans la vieille ville. D’énormes camions avançaient au pas dans les ruelles, les uns derrière les autres, en klaxonnant, pour manifester leur mécontentement, (nous ignorons la raison). Après un tour dans les ruelles de la vieille ville, je suis montée au  château, constitué d’un mur d’enceinte et de quatre tours, très bien restaurés, et un petit bois à l’intérieur. 
Nous avons déjeuné dans un excellent restaurant, le « Gastroadicto ». Le menu court de trois entrées surprenantes, un plat principal et un dessert, était succulent.
La dernière ville de notre planning était La Vall d’Uixo, que nous avons parcourue rapidement, sans lui trouver grand attrait, hormis l’ermitage de la Sagrada Familia, un peu en dehors de la ville.
Trempette à la piscine au retour pour un peu de fraîcheur.

Dimanche 9 juillet – Castellon
Nous avons évité les promeneurs du dimanche et sommes restés au bateau. Nous avons enfourché les vélos et nous avons suivi la plage au nord de Castellon, avec l’intention d’aller jusqu’à l’aéroclub. Intention contrariée par la crevaison du vélo d’Emile. J’ai quand même poussé jusqu’au petit aéroclub et vu sa piste mangée par les herbes et quelques petits avions à moteur au parking. Des parachutistes revenaient avec leurs draps dans les bras. Emile est allé chercher la voiture pour rapporter le vélo crevé à la marina.