Lundi 20 septembre / Bonifacio
Nuit très agitée pour Heolia et ses occupants. Les rafales de vent arrivent à le secouer malgré son amarrage serré, comme tous les autres bateaux du ponton et des pontons voisins. Tous les bateaux qui sont venus se mettre à l’abri au port restent prudemment amarrés en attendant que les éléments se calment.
Nous partons en voiture visiter le sud de l’île. Les routes sont bonnes, suffisamment larges pour se croiser, pas trop sinueuses ni vertigineuses. Nous montons jusqu’à Sartène, puis Propriano qui sera notre prochaine escale, (petit passage au port bien sûr et déjeuner). Puis nous traversons d’ouest en est pour admirer d’en haut la plage de Rondinara. Il est un peu trop tard pour le bain, nous nous contentons de la vue plongeante sur l’eau turquoise.
Pizzas au bateau pour terminer la journée.
Mardi 21 septembre / Bonifacio
Nous éprouvons quelques difficultés à récupérer notre voiture de location, enfermée dans la cour du loueur, durant sa « sieste ». C’est l’occasion d’admirer les très belles et anciennes voitures du « Rallye des îles 2021 », garée sur le parking voisin. Il y a même deux magnifiques Morgan! (souvenirs, souvenirs).
Dès que nous avons accès à notre voiture, nous prenons la route vers Figari et, au hasard d’une petite route en direction de la mer, nous avisons une jolie plage de sable, où nous posons nos serviettes. L’eau est fraîche, 23-24°C selon mon estimation reposant sur le temps nécessaire à m’immerger. Qu’elle est bonne! (une fois accoutumée). Nous trainons un bon moment dans ce lieu magnifique.
Le soir nous retournons au restaurant « Kissing pigs ». Cette fois nous nous installons à l’intérieur et découvrons à l’occasion qu’il est creusé dans la roche, sous la citadelle. Des tout petits morceaux de calcaire se détachent de la paroi par moments….. Bon repas encore une fois.
Mercredi 22 septembre / Bonifacio – Propriano
Nous quittons Bonicacio et suivons la côte en prenant des photos des monstres figés dans la pierre et des pentes verdoyantes et sauvages. Nous nous arrêtons dans une petite baie sympa, où nous jetons l’ancre, la Calanque de Conca.
Tout le monde à l’eau! René décoince le loch, la roulette qui indique la vitesse. J’essaie de nettoyer les algues et autres micro-organismes qui squattent la ligne de flottaisons à l’arrière du bateau, mais ma dernière intervention est trop ancienne et il est impossible de déloger les intrus. Des poissons tournent autour du bateau. Des milliers d’autres plus petits et plus colorés animent les rochers. Je regrette de ne pas avoir un appareil étanche pour faire des photos sous-marines. L’eau est fraîche mais le soleil radieux nous réchauffe vite. Nous déjeunons dans le cockpit et rions de voir les poissons se ruer sur les chips qu’on leur jette.
Nous reprenons la direction de Propriano. Emile a réservé et il contacte la capitainerie à l’entrée du port. Une dame nous indique à la radio de nous mettre à l’emplacement G10. Personne ne nous y attend pour attraper les amarres et tendre les pendilles. Le vent de travers rend difficile de tirer sur la pendille, d’autant qu’un gars supposé du port, mais en fait loueur de bateaux, vient mettre son grain de sel en donnant des ordres contradictoires à nos habitudes. Bref nous réussissons à nous amarrer au second essai.
Marie-Claude et René nous offrent le champagne au bateau, puis le restaurant au « Dolce Mare », pour fêter les 70 ans de René.
Jeudi 23 septembre / Propriano
Notre petit déjeuner est interrompu brutalement par un homme en colère, qui tape du pied sur notre passerelle. C’est le propriétaire de la place où nous sommes amarrés. Il rentre du continent, bien fatigué et il est très énervé de nous trouver à sa place. Il a dû amarrer son bateau au poste de carburant et venir à pied, avec la ferme intention de nous déloger. Nous lui expliquons avoir reçu cette affectation de la capitainerie. Il n’est pas surpris outre mesure. Nous attendons tous son ouverture pour tirer les choses au clair. « Lolo s’est mélangé les pinceaux » avec la date de retour du bateau titulaire de la place. On nous demande de déplacer Heolia de l’autre côté du ponton, ce que nous faisons de bonne grâce. L’incident est clos.
Journée relax, plage et balade ensuite.
Vendredi 14 septembre / Propriano
Petit raid en voiture dans la montagne au nord de Propriano, le matin. Nous passons par Olmeto pour revenir en bord de mer. L’air un peu brumeux atténue les jolies couleurs, dommage.
Déjeuner dans une pizzeria pieds dans l’eau. Nous descendons ensuite les quelques marches, juste au-dessous du restaurant, pour accéder aux rochers et à une mini plage de sable. Bain général dans l’eau fraîche et agréable. Autour des rochers évoluent des tas de petits poissons et deux méduses rosées. Une autre s’est échouée sur le sable. Elle dissuade un couple d’italiens de se baigner. Marie-Claude ressort de l’eau avec une cuisse rouge, sans savoir si elle s’est frottée à l’une des belles vaporeuses.
Retour au bateau et préparation au retour vers la Bretagne demain matin tôt, pour nos visiteurs.
Samedi 25 septembre / Propriano – traversée vers Cavalaire
C’est la fin des vacances pour Marie-Claude et René. Nous les raccompagnons à l’aéroport de Figari. Au retour, nous partons à notre tour, sans avoir décidé si nous faisions une escale à Cargèse ou si nous traversions directement pour Cavalaire. La mer semble meilleure demain, mais en y regardant de plus près, la carte météo sera rouge de colère orageuse. Mieux vaut un peu de houle que des orages. Nous obliquons vers le nord-ouest et c’est parti pour la grande traversée. Dans la baie de Propriano, nous croisons deux Canadairs en cours d’essais d’écopage: photos!
Nous retrouvons la houle dès la sortie de la baie. Elle est supportable au début, mais elle enfle rapidement et devient très inconfortable. La nuit tombe, noire comme dans un tunnel sans éclairage. Cette fainéante de lune finit par se lever et nous donner un peu de clarté. On se relaie à la veille, les yeux écarquillés et cramponnés à la table à carte pour ne pas se faire éjecter du siège. Mon estomac supporte, résiste…. puis craque… 🙁
Dimanche 26 septembre / Cavalaire
Après 23 heures trente de shaker, nous arrivons enfin à Cavalaire. Nous devons rester dans la baie à faire des ronds dans l’eau, le temps que la capitainerie vérifie la disponibilité de notre place réservée (puisque nous sommes en avance d’une journée). Nous devons rester au ponton d’accueil de la capitainerie, le temps que notre place se dégage. Nous en profitons pour nettoyer le bateau (pas du luxe!). Un orage éclate à proximité et le vent monte à 35 noeuds en quelques secondes. Nous sommes bien amarrés, ouf! Très contents d’avoir fait la traversée hier, malgré les désagréments, qui auraient pu être pires encore aujourd’hui. Le reste de la journée se passe au bateau et une courte marche sur les quais et dans la rue principale.







































































































































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