Dimanche 6 septembre / Monemvasia

Visite terrestre des alentours de Monemvasia. Vers le nord d’abord jusqu’à Ieraka, minuscule port au bout d’un petit fjord. Puis Neapoli (sans grand intérêt) et Pounta, l’embarcadère pour l’île d’Elafonisos (notre prochaine escale), toute proche. Retour par les petites routes de montagne avec leurs superbes panoramas.

Samedi 5 septembre / Monemvasia

Nuit quasi-blanche pour tout l’équipage. Le vent commence seulement à se calmer dans la matinée. Emile reste à bord tandis que nous partons explorer la cité médiévale de Kastro qui fût assiégée trois ans par Guillaume de Villehardouin (1249) avant de se rendre, puis de passer sous la domination du pape, de Venise et des Turcs. Ici pas de voiture et les remparts comme tout le bas de la cité ont été restaurés magnifiquement. En haut du « rocher » restent encore beaucoup de ruines à restaurer mais la vue sur la petite citée et la mer est impressionnante. Dîner dans un petit restaurant à la cuisine grecque originale. Les tortues marines Hector et Sonia (baptisées par Leslie), continuent de batifoler dans le port et Bill a un don pour les repérer.

Vendredi 4 septembre / Ermioni – Monenvasia

Les prévis météo annoncent un coup de vent pour le soir et les jours suivants. Au lieu de caboter le long de la côte du Péloponnèse, nous décidons de gagner directement Monenvasia où Leslie et Bill doivent prendre un car pour Athènes lundi. Temps calme en route. Le « petit Gibraltar » grec qui abrite la cité médiévale de Kastro est impressionnant et la ville fortifiée magnifique. Alors que nous marchons le long du quai, Bill repère une énorme tortue marine toute proche. Les jeunes ne résistent pas à l’envie d’aller la voir de plus près. Quelques minutes plus tard, ils sont à l’eau et ont la chance d’assister à une parade amoureuse de deux tortues, à quelques mètres d’eux. Dans la nuit le vent se lève et de fortes rafales secouent le bateau. Tout le monde est sur le pont pour régler les amarres, tirer sur l’ancre…. mais nous dérapons inexorablement vers le quai, dont nous nous protégeons par un chapelet de gros pare-battage. Nuit bien agitée!

Jeudi 3 septembre / Ermioni

Visite du marché local, puis baignade sur la petite presqu’île aux pins.

Mercredi 2 septembre / Idra – Ermioni

Nous quittons le port d’Idra, sans perturber les ancres des voisins… vigilants (un exploit). Petit mouillage sympa dans une baie en chemin, le temps d’un safari photos aquatique et un bon bain. Leslie déloge les mini mollusques qui bloquaient l’indicateur de vitesse, sous la coque et nettoie les safrans, pendant que Bill et moi brossons la ligne de flottaison. Puis nous gagnons le petit port d’Ermioni, où nous trouvons un emplacement spacieux. Tour dans la pinède de la presqu’île et dîner au restaurant sur le quai pour parfaire la journée.

Mardi 1er septembre / Mericha (île de Kythnos) – Idra

Assez longue traversée pour rejoindre l’île d’Idra. En cours de route nous passons à proximité de Georgios, un gros caillou tout hérissé d’éoliennes peu véloces. Le vent se lève en fin de parcours et nous permet de hisser les voiles, puis nous arrivons à Idra. Le port est minuscule et encaissé dans un cirque où s’étagent d’élégantes maisons. Il semble plein comme une huitre. Mais Emile entrevoit la possibilité de caser l’imposante largeur d’Heolia dans un tout petit espace, entre un voilier et un catamaran. Je largue l’ancre, Leslie et Bill poussent à droite et à gauche et Heolia réussi à s’insérer, mais sans pouvoir s’approcher suffisamment du quai pour déployer la passerelle. Nous passons la soirée et la nuit à bord. Jusqu’à très tard, le port connait une très forte activité d’entrées et sorties des ferries, taxis maritimes et voiliers à la recherche d’une petite place… les pauvres. Ici aucune limite de vitesse ne semble s’appliquer et nous sommes copieusement ballottés dans tous les sens, accompagnés des conversations en espagnol et allemand de nos voisins.

Lundi 31 août / Korissia (île de Kea) – Mericha ( île de Kythnos)

Départ de Korissia au milieu de l’activité portuaire. Nous longeons l’île de Kea. Le paysage est très aride. Sur l’eau nous subissons une houle désorganisée et sommes contents d’arriver à Mericha sur l’île de Kythnos, avec ses maisons blanches aux volets bleus. Promenade et baignade sur la plage proche. Dîner à bord à la pleine lune.