Lundi 13 juin / Beaulieu sur Mer – Menton
Nous avons quitté Beaulieu et progressé vers l’est, par un autre petit saut. Ce faisant, nous sommes passés devant Monaco, cette grosse verrue épaisse de bâtiments et hautes tours tassés les uns sur les autres, dans le périmètre réduit de la principauté. Même le musée océanographique, en fronton sur la mer, n’est pas très esthétique à mon point de vue. Dans le temps, la vieille ville devait être aussi jolie que Menton. Mais sa croissance démesurée a noyé le charme ancien. Et ce n’est pas fini, une partie du front de mer vient d’être gagnée sur la mer et de nouveaux immeubles sont en train de pousser dessus. Nous avons passé notre chemin. De toute façon, les places de ports y sont hors de prix.
Le vent était frais. Nous avons zappé le mouillage prévu avec bain de mer, pour entrer directement au port Gavaran de Menton. Nous voilà de nouveau aux portes de l’Italie….. et Yann nous appelle pour nous informer que les deux petits moteur pour le propulseur arrière seront disponibles sous 48h. Un diable d’élastique va nous ramener vers lui, peut-être à Antibes, dès qu’il sera disponible, pour effectuer ce que nous espérons être l’ultime réparation de propulseurs.















Mardi 14 juin / Menton
Journée au bateau et balade à la vieille ville. Le soir, dans la faille abrupte et aride de la montagne, où passe la frontière avec l’Italie, nous remarquons un départ de feu. Le lieu est inaccessible autrement que par les airs et il fait nuit. Nous espérons qu’il ne se développera pas trop dans la nuit.








Mercredi 15 juin / Menton (visite terrestre à Monaco)
Il a plu des petites cendres sur le bateau durant la nuit. A notre lever, un hélicoptère fait des aller-retours avec un immense « seau », suspendu à un filin, qu’il remplit d’eau de mer et déverse ensuite sur la faille. Aucune flamme n’est visible et les alentours visibles de notre position, n’ont pas brulé.
Nous prenons le train pour nous rendre à Monaco. Première visite pour le port, plein comme un oeuf avec toutes les tailles de bateaux, jusqu’aux mega-yachts. Les gradins et glissières de sécurité du dernier Grand Prix Automobile sont en cours de démontage. Nous délaissons le musée océanographique et l’aquarium qui prendraient trop de notre temps et nous avons Océanopolis « à la maison ». Nous déjeunons très bien dans un petit restaurant bio. On nous certifie que le mulet ne vient pas du port, ouf! Nous faisons le tour de la ville en bus à impériale, puis nous arrêtons voir le jardin japonais. Il devait jouir d’une vue mer très apaisante, avant d’être relégué en seconde zone par les nouvelles constructions en cours, avec force bruits de chantier. Les jardins du casino sont luxuriants, mais pas très calmes non plus, tout entourés de rues très passantes. Le luxe et la démesure sont partout, dans les magasins, les voitures, les demeures et leurs jardins, les tours de plus en plus hautes, les grues omniprésentes….. Notre visite a été intéressante, mais nous sommes contents de retrouver le calme de notre bateau au port de Garavan.
Yann a reçu les pièces et va intervenir sur le propulseur arrière, demain après déjeuner à Antibes.











































Jeudi 16 juin / Menton – Antibes
Nouveau retour en arrière. Nous avons RV avec Yann à Antibes pour qu’il monte les deux petits moteurs qu’il vient de recevoir, sur le propulseur arrière. Nous repassons devant la vieille ville de Menton, magnifique au soleil levant, tout de suite après, nous longeons Monaco, son rocher et ses fastes, puis Nice et son aéroport toujours aussi actif et revoilà Antibes! On nous attribue une place proche de la vieille ville, dans une allée assez étroite, il y a juste assez de largeur pour faire un quart de tour sur place (merci le propulseur avant). Yann arrive peu après et il plonge dans le coffre du cockpit après l’avoir vidé. En une heure de temps, les moteurs sont installés et il est temps de faire LE TEST. Et ça fonctionne!!!! Nous voilà riches de deux propulseurs en état de marche…. Youpi! Nous avions prévu de rester pour la nuit à Antibes (au cas où). Nous en profitons pour faire quelques petites courses diverses.





Vendredi 17 juin / Antibes – Imperia (Italie)
Fini de trépigner et de faire des ronds dans l’eau, c’est le vrai départ. En avant vers de nouvelles aventures!
Nous avons quitté Antibes dès le matin et rapidement franchi la frontière et mouillé la coque dans les eaux italiennes. Notre première escale a été le petit port d’Impéria, bien côté par le Routard. Il y avait plein de place libre le long du quai des « gros ». Maintenant nous sommes dans cette catégorie, pas les très gros non plus, tout de même. Mais résultat les prises de courant sont souvent d’un format qui ne correspond à aucune de celles que nous avons à bord. On a demandé un adaptateur et on a attendu et attendu. J’ai fini par aller faire un petit tour. A mon retour, la dame du port était à bord avec Emile à faire les papiers. Les italiens sont encore en pleine procédure covid et je n’aurais pas dû débarquer avant qu’elle ne soit terminée. Mais elle m’a dit qu’elle regrettait ces tracas et ne m’en tenait pas rigueur. Nous avons fait une balade à pied avec Emile ensuite, sans trouver d’intérêt particulier à la partie basse de la petite ville. Notre quai était un lieu de rassemblement pour les jeunes de la ville, dès la nuit tombée. Merci les bouchons d’oreilles. Nous ne resterons pas pour voir la fête religieuse, qui doit commencer demain.












Samedi 18 juin / Imperia – Arenzano
Mer d’huile pour le début de cette seconde étape italienne. Un peu de vent ensuite, pour justifier la sortie des voiles et rendre plus supportable la chaleur. Nous longeons la côte montagneuse assez verdoyante, ses villages colorés, petites plages hérissées de parasols et quelques industries en bord de mer. Nous faisons escale à Arenzano, village pas très attirant de loin, mais dont le bord de port et plage gagne à être parcouru. La chaleur atteint 38°C en fin d’après-midi. Ici aussi la canicule règne.









Dimanche 19 juin / Arenzano – Lavagna
Nouvelle navigation pour nous rapprocher des « Cinque Terre » où nous comptons rester quelques jours. Nous pensions nous arrêter à Rapallo, coin sympa, tout près de Santa Margharita Ligure, où nous avions fait escale en 2018. Mais ce port a été totalement dévasté en 2018 par un coup de vent très fort. A côté, Santa Margherita était complet. Nous avons poussé jusqu’à Lavagna, moins touristique, mais pourvu d’un très grand port de plaisance. Nous voulions faire un mouillage, mais des vagues désordonnées nous en ont dissuadés. Il faisait une chaleur à crever, quand nous nous sommes amarrés. Dans la nuit du vent s’est levé et nous avons presque eu froid avec les deux gros hublots du plafond de notre cabine ouverts.








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